*Un Indien, venant pour la première fois dans notre pays, me posait la question suivante : « ici, vous avez tout, des belles maisons, des belles routes, de la nourriture à profusion, des équipements pour le bien-être extraordinaires, etc. et pourtant vous êtes tristes. Pourquoi ? » La plupart d’entre nous reconnaitrons sans peine que quelque chose cloche dans notre vie et dans la vie de ceux qui nous entourent. Le stress augmente à mesure que notre culture est sensée progresser. Comment s’adapter ? Tout le monde le peut-il ? Le souhaite-t-il ? Autour de nous, les gens semblent de plus en plus isolés, détachés, méfiants, en colère, coupés des autres et de leur propre cœur et semblent vivre une vie qui n’a pas de sens. Une grande partie de nos informations, de notre art, de nos politiques et même de notre éducation semblent n’être qu’un divertissement, une invitation à consommer ou à adopter une attitude qui nous oppose au reste du monde.
Les grandes écoles - même si certaines s’ouvrent petitement à d’autres idées - continuent à former nos jeunes à ce système : avoir, gagner, être meilleur que l’autre.
La crise que nous connaissons, bien qu’elle gagne le monde actuellement, peut cependant être une chance et une opportunité. Dans ce grand brassage qui caractérise notre époque, brassage des peuples, des savoirs, des religions, des civilisations, l’aventure humaine serait alors de choisir ce que l’on veut réellement et non ce qu’un système économique a choisi pour nous.
*Cette mouvance – caractérisée par les grands Forums Sociaux de ces dernières années – est paradoxalement mal connue des jeunes diplômés qui la sous-estiment et la ravalent à une utopie post 68 sans avenir. Il semble pourtant qu’elle aie le mérite de tenter de répondre aux questions qui animent la jeunesse : « Quelle est ma place dans le monde ? Au service de qui et de quoi vais-je mettre mon énergie, mes connaissances, mes diplômes ? Qui suis-je dans ce monde et quel rôle vais-je y jouer ? »
Il nous semble qu’un accompagnement à ce questionnement est aujourd’hui une nécessité pour beaucoup car si les jeunes diplômés ont consacré un temps important à la connaissance du monde actuel et à son fonctionnement, un pan important de leur formation a cependant été oublié, ou laissé à leur seule initiative, celui de la découverte de soi. Pour nous, de jeunes adultes déjà formés ne peuvent entrer dans la vie active avec des chances d’épanouissement que si ce pan, ignoré jusque-là, a été exploré et mis en lumière. C’est ce que nous proposons dans cet accompagnement.
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